AÏDA MBODJ DE RETOUR : « Je vais porter plainte pour dénonciation calomnieuse… Mon collègue de Nioro ne sait lire ni écrire… Je suis prête à affronter l’adversaire »


Chez Aïda Mbodj, il n’est pas encore question d’enterrer la hache de guerre. « L’ennemi politique » doit payer sa forfaiture d’avril 2016. Celle qui a conduit à la mise à terme, pour cumul de mandats, de ses fonctions de Présidente du Conseil départemental de Bambey. C’est d’ailleurs pour faire preuve de solidarité à son endroit que la fédération Pds a décidé de boycotter l’élection du haut conseil des collectivités territoriales au niveau local.  « L’Apr et ses alliés sont prêts depuis très longtemps pour aborder l’élection du Haut conseil des collectivités territoriales parce qu’ils se sont bien préparés espérant nous prendre au dépourvu », dira-t-elle notamment.
 
LE COMBAT CONTINUE
Plus que jamais déterminée à mener le combat jusqu’à son terme, Aïda Mbodj a encore tiré sur ses adversaires immédiats, en marge de la rencontre convoqué, ce week-end, par la fédération Pds de Bambey. « Leur patron les a traités d’incapables leur reprochant de toujours perdre devant moi. Il nous suffisait de prendre part à cette élection pour les gagner, une nouvelle fois. Ce serait chose aisée d’autant plus qu’ils sont sept à briguer un seul poste ». Aïda Mbodj de fustiger le fait qu’elle ne puisse figurer dans le collège électoral. « Je ne peux pas prendre part à cette élection parce que j’avais déjà démissionné de mes fonctions de conseillère municipale. C’est après que j’ai été destituée de mes fonctions de Présidente du conseil départemental de Bambey de manière arbitraire. J’avais démissionné et le maire était même venu constater cette démission ».
 
UNE PLAINTE POUR DÉNONCIATION CALOMNIEUSE
Abordant le cas Fatou Sène qui l’a récemment remplacée à la tête du conseil départemental de Bambey, Aïda Mbodj se dit horrifiée par les manœuvres perpétrées par l’Apr pour invalider cette élection. « Deux responsables de l’Apr ont déposé des recours pour contester l’élection de  Fatou Sène à la tête du conseil départemental de Bambey aux motifs fallacieux qu’elle n’a été que jusqu’au Cm2 et qu’elle est matrone. J’ai entendu Mor Ngom dire que ce n’est pas lui. Ils ont voulu se cacher derrière des seconds couteaux. Nous faisons des va-et-vient au niveau de la Cour d’appel ». Et pourtant, ajoute la parlementaire, « à Nioro, le Président du Conseil départemental ne sait ni lire, ni écrire, encore moins signer. C’est la raison pour laquelle, j’ai pris trois avocats. Moi, je cherche la guerre chaque jour que Dieu fait et eux ils sont venus me la proposer ». 
Elle a terminé son discours en martelant sa ferme volonté de porter plainte pour dénonciation calomnieuse. Pour elle, au-delà de Fatou Sène, toutes les femmes du Sénégal ont été humiliées lorsque certaines voix ont osé minimiser son statut de matrone. 
Lundi 8 Août 2016
Dakaractu




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