AIBD : tous les droits des populations ont été respectés pour la libération des emprises (Dr Kaly Niang)


AIBD : tous les droits des populations ont été respectés pour la libération des emprises (Dr Kaly Niang)
Docteur Kaly Niang, sociologue en service à l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD) a affirmé, lundi, que "tous les droits des populations affectées par le projet sont respectés" pour un bon déroulement des travaux du nouvel aéroport.
 

"Sur le montant global de 566 915 700 frs CFA en termes d’impenses agricoles, l’AIBD a pu payer 350 873 988 frs CFA depuis 2015", a souligné Kaly Niang au ministre du Tourisme et des Transports aériens, Maïmouna Ndoye Seck en visite sur le site.
 
"Aujourd’hui, les rares personnes affectées par le projet de construction de l’AIBD et qui n’ont pas encore pris leurs impenses sont confrontées à un problème d’ordre administratif lié notamment au jugement d’hérédité. Et nous sommes en train d’y travailler pour les amener à entrer en possession de leurs fonds" a expliqué Dr Kaly Niang.

Par ailleurs, les pertes de récolte pour des populations restées longtemps sans cultiver leurs terres ont été calculées par les services de l’AIBD conformément aux normes et standards des bailleurs de fonds a relevé le sociologue.

Il s’agit, à en croire Kaly Niang, d’une politique opérationnelle de la Banque mondiale qui exige de l’AIBD le paiement effectif depuis février dernier de ces pertes estimées à 259 093 714 francs CFA.

Un protocole d’accord entre l’AIBD et les populations impactées par le projet avait été signé en mai dernier, au séminaire de Saly-Portudal a rappelé le sociologue, ajoutant que ce protocole a facilité le paiement de ces indemnités complémentaires et a contribué à apaiser la tension sociale.

Par ailleurs, l’ABD a mis à la disposition des populations 304 hectares de terres pour leur permettre de développer des activités de subsistance. 

"Cela veut dire que, par rapport aux compensations, globalement, l’AIBD a débloqué tout ce qu’il fallait pour respecter les droits des populations à déplacer et de celles affectées par ledit projet. Maintenant, il reste juste à revoir certaines revendications qui sont, peut-être, fondées et qu’on doit prendre en charge", a souligné Dr Niang.

"Aujourd’hui, rien n’empêche à l’AIBD de mener à bien la réalisation de l’ouvrage. Il n’y a plus d’emprise ou d’impact qui peuvent contribuer un goulot d’étranglement par rapport à la construction de l’aéroport", a-t-il soutenu.
Mardi 18 Octobre 2016
Dakaractu




1.Posté par DIAGNE le 18/10/2016 08:44
Zaïnoul Abédine DIAGNE Sébikotane, le 13 octobre 2016
Ingénieur en gestion urbaine
Demeurant à Sébikotane, quartier KIPKIP
Email : abedinediagne@yahoo.fr
Téléphone : 77 520 45 71



Monsieur le Président de la République,
Le 08 septembre 2013, j’avais l’honneur de Vous faire parvenir une correspondance pour attirer Votre haute attention sur les dangers liés à l’installation de l'usine de plomb GRAVITA qui retraite les batteries usagées à Sébikotane.
De même, Monsieur le Premier Ministre, Messieurs les Ministres en charge de l'Environnement, de la Santé, de l'Intérieur, Monsieur le Président de l'Assemblée nationale et Madame la Présidente du Conseil économique, sociale et environnementale avaient été également saisis sur la même question.
Je Vous rappelais, les méfaits de cette usine de plomb sur l’environnement, la santé et la vie des populations: "En effet, l’usine GRAVITA qui ne dispose pas de filtre, émet des rejets toxiques absorbés par voie respiratoire et provoque la pollution des sols et des eaux.
Le plomb absorbé, s'accumule dans les os mais affecte aussi le système nerveux, les reins et le sang, entrainant des maladies graves telles que cancers, pneumonies, maladies cardiaques, empoisonnements, des nuisances sur les fœtus, les mammifères et la volaille, entrant ainsi dans la chaine alimentaire."
Aujourd’hui, il est évident que "Les habitants de Sébikipkip, Sébithiokho, Dougar, Yam, mais aussi et surtout le personnel et les patients de l’Hôpital des Enfants de Diamniadio, situé à cinq cent (500) mètres de l’usine GRAVITA sont en danger de mort."
Aucune réaction allant dans le sens de sauver nos vies n'a été, à ce jour, enregistrée.
A quelques jours de l'inauguration du tronçon de l'autoroute à péage menant à l'Aéroport international Blaise DIAGNE (AIBD) et Mbour, permettez-nous encore une fois de revenir sur cette usine de la mort.
Monsieur le Président, le jour de l'inauguration, qu'il vous plaise de porter votre regard sur une cheminée peinte en rouge-blanc, à située à cinquante mètres (50m) des points de péages: c'est GRAVITA, l'usine de plomb. Pour rappel, la distance retenue entre une pareille usine et les établissements recevant du public est de cinq cent mètres (500m).
Je sais que l'usine se gardera de fonctionner ce jour-là, pour ne pas Vous incommoder, Vous et Votre délégation!
Mais après qui va pâtir des méfaits de cette usine? Sans nul doute les usagers de cette autoroute mais également les futurs voyageurs du Train Express régional(TER) qui vont passer à quelque mètres du mur de l'usine baptisée « GRAVITE » par les populations.
Monsieur le Président, ce n'est pas tout! Ceux qui débarqueront à l'Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) et emprunteront cette autoroute aussi!!
Si les protestations des populations riveraines sont ignorées des services techniques, les étrangers de passage dans notre pays n'accepteront évidemment pas d'inhaler le plomb.
Dès lors, l’aéroport et l'autoroute à péage qui ont coûté au contribuable des milliers de milliards risquent, à juste titre, d'être stigmatisés voire boycottés.
Monsieur le Président, malgré la recommandation de la Direction de la Protection civile (DPC) qui a prescrit la délocalisation de l’usine (Rapport de la DPC de 2011, pages 120 et 121), certains techniciens de l'Administration, pour des raisons obscures et innommables, ferment les yeux sur les dangers qui menacent les Sénégalais et restent sourds face aux les alertes et protestations récurrentes.
Qu'il nous suffise de rappeler que cette semaine, il a fallu détruire une station-service obstruant le canal de drainage des eaux de pluies, à Yoff. Pourtant cette station-service avait belle et bien reçu une autorisation d'exploitation, en bonne et due forme malgré le tollé de protestations des riverains!!!
Monsieur le Président, Vous êtes le gardien de la Constitution, récemment votée, qui garantit à tous le droit à un environnement sain. Vous êtes le garant de la sécurité des personnes et des biens.
L'intérêt des propriétaires de cette usine et de ceux qui les protègent n'est pas supérieur aux milliards investis pour doter notre pays d'infrastructures et n’est pas plus important que la vie des citoyens.
Monsieur le Président, ne laissez surtout pas passer cette occasion pour prouver que la majorité des sénégalais avait raison de placer sa confiance en vous.
Je suis persuadé que bien informé sur cette affaire, Vous prendrez, Monsieur le Président de la République, la bonne décision : délocaliser cette usine quelque part où elle fera moins de méfaits.





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