ACCORDS DE PRÊT avec la BOAD : 33 milliards de FCFA pour deux projets phare


Amadou BA, Ministre de l’Économie, des Finances et du Plan et Monsieur Christian Adovelande, Président de la Banque Ouest Africaine de Développement ont procédé ce matin à la signature d’une part, de l’accord de prêt pour le Projet régional d’interconnexion des réseaux électriques des Etats membres de l’Organisation de Mise en Valeur du fleuve Gambie (OMVG) portant sur un montant de treize milliards quatre cent millions (13 400 000 000) de FCFA et, d’autre part, de l’accord de prêt relatif au Programme prioritaire de désenclavement du Sénégal - Phase 1 pour un montant de vingt milliards (20 000 000 000) de FCFA.
Le Projet régional d’interconnexion des réseaux électriques des Etats membres de l’OMVG vise la construction de 1677 km de lignes haute tension 225 kV (kilovolts) destinées au transport de courant électrique, la construction des barrages hydroélectriques de Sambangalou à Kédougou et de Kaléta en République de Guinée, et l’alimentation des foyers de consommation en Gambie, en Guinée, en Guinée Bissau et au Sénégal. Il intègre aussi la réalisation de quinze (15) postes de transformation haute tension et moyenne tension ainsi que l’installation de deux dispatchings pour la conduite centralisée du réseau interconnecté.
Il est important de noter que ce projet d’envergure, qui est un volet du Programme Energie de l’OMVG, va permettre de bâtir un véritable marché régional de l’électricité et de renforcer ainsi l’intégration et la coopération régionales, notamment grâce à un système performant d’échanges d’énergie.
Spécifiquement, il s’agira pour le Gouvernement du Sénégal d’injecter 109 MW (mégawatts) supplémentaires dans le réseau de distribution de la SENELEC ce qui, à terme, permettra de baisser sensiblement les coûts de production de l’entreprise et de favoriser un plus grand accès des populations à l’électricité surtout en milieu rural.
Ainsi, en changeant fondamentalement notre système de production d’électricité, notamment en privilégiant un « mix » énergétique apte à accroître fortement nos capacités tout en réduisant significativement la part d’énergie d’origine thermique (représentant actuellement 90% de notre production), nous porterons le taux d’accès à l’électricité de 57% en 2013 à au moins 65% en 2019.
Si le premier projet qui intervient dans le sous-secteur de l’énergie revêt un caractère prioritaire dans la mise en œuvre du Plan d’Actions Prioritaire (PAP) du Plan Sénégal Emergent (PSE) 2014-2018, le deuxième projet l’est d’autant puisque intervenant dans le domaine des infrastructures et Services de Transport. Il s’agit du Programme prioritaire de désenclavement du Sénégal - Phase 1, lequel a pour objet d’une part, l’aménagement et le bitumage de la route Kédougou-Salémata sur 85 km et, d’autre part, la construction de 168 km de voies de désenclavement de l’île à Morphil.
Cet important programme, en plus de renforcer les échanges avec la Guinée, permettra d’améliorer la circulation dans ces zones d’impact où les temps de parcours seront réduits d’environ 50%, de baisser les coûts d’exploitation des véhicules de 20% dès la première année de mise en service, de diminuer jusqu’à 20% le nombre d’accidents et d’assurer la continuité territoriale avec l’île à Morphil.
Au demeurant, ce Programme de désenclavement va, dans sa phase 1, contribuer à l’essor économique du Sénégal grâce notamment au développement du transport de marchandises dans ses zones d’impact. A court terme, il est attendu un transit annuel de plus de dix-neuf millions (19 000 000) de tonnes de marchandises ; ce qui contribuera largement à booster le commerce à l’intérieur de nos frontières mais aussi avec la Guinée et le Mali.
 
Vendredi 25 Mars 2016
Dakaractu




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