A Khadimu Rassul, le recteur de l’université des panégyristes du Prophète Muhammad (PSL) (Sheikh Alassane Sène "Yalla Taree")


A Khadimu Rassul, le recteur de l’université des panégyristes du Prophète Muhammad (PSL) (Sheikh Alassane Sène "Yalla Taree")
Les élégies de Khadimu Rassul (sws) dédiées au Bien aimé Muhammad (p.s.l) n’ont cessé d’exalter les esprits, de vibrer les âmes et de bercer le cœur de Mbacké-Bâri, de Mbacké Baol, de Mbacké Cadior, de Porokhane et de la localité de Bamba pour ne citer que ceux-là, nous sommes alors à la révélation du grade le plus élevé obtenu par un serviteur, des mains du Noble Envoyé (psl).
Ce serviteur émérite du Prophète (p.s.l) a laissé le champ libre à la plume afin d’aider tous ceux qui éprouvent un fort désir de chanter le Maître des hommes (p.s.l), de le magnifier, et de mieux comprendre ce que cet amour peut procurer à leur chair.
Le fondamentalisme spirituel ardent est une rationalité å double parois, qui permet au corps de communier avec l’esprit-matière, et à l’esprit tout court de féconder des idées au delà des normes humaines reconnues.
De cette matière sont nés le doute, l’oubli et les critiques ; de cette même matière sont aussi nés le pardon, la tolérance et l’attachement aux principes essentiels, qui poussent l’être humain à déceler son impertinence, ou le bien-fondé, à vouloir demeurer dans l’ignorance; ou dans la soif d’injecter le doute dans ses veines ; la matière est témoin de cet entêtement et pourtant dans ces mêmes veines dorment un amour profond et une sagesse sans commune mesure, alors les « khassidas » sont les sources qui déclenche cette autre forme de liberté dans la soumission totale à Dieu, l’Exalté.
Dès lors, nous nous posons la question de savoir pourquoi quand on a mal au pied, c’est le cœur qui subit d’abord la douleur avant de la transmettre au pied ; d’autre part, quand la douleur se dissipe, c’est le pied qui est le premier à être alerté avant avant le cœur. Quel paradoxe au delà de toute cette mystique, hors de toute raison.
L’amour de Khadimu Rassul (psl) pour le Prophète (p.s.l) avait occupé tout le périmètre de son cœur, ne laissant aucune parcelle à qui que se soit.
Il L’as chanté sans relâche, en Lui vouant respect et admiration, Lui consacrant tout son temps, devenu une parcelle du temps divin.
Et Lui, aux infinis dons, rempli de sagesse, altruiste à tout point de vue, d’une humilité incomparable, l’a invité en présence de cette belle assemblée d’érudits, afin de faire de lui, son serviteur attitré, un grade qui suinte du décret divin.
Certes, avec ce titre, khadimu Rassul (psl) s’est attiré toute la jalousie des siens et de ceux qui prétendaient à une mission divine ; une question essentielle était dès lors sur toutes les lèvres dans un silence sourd, mais qu’est-ce qui vit réellement dans les rives profondes et mystiques de Khadimu Rassoul (psl)?
Rappelons que le combat de Khadimu Rassoul (psl) est pacifique, concentré sur une poésie douce et engagée. Ses sublimes vers l’ont conduit et ramené de l’exil; il ne s’est jamais séparé de son désir de chanter le Prophète (p.s.l) , car dans ses odes d’invocation, il signalait au colon que l’Homme exceptionnel qu’il magnifiait, demeure la meilleure des créatures.
Ces derniers avaient un tout autre message à faire comprendre aux populations dont Khadimu Rassul (psl) faisaient partie, celui de les soumettre à son autorité et à sa vision, avec à la clé une politique sociale inadaptée. Et quiconque prônait autre chose, se démarquait ainsi de leur ligne, et était contraint à l’exil, à l’isolement, à la torture ou tout simplement, à la mort.
Le colon alors, venait de rendre à Chekhoul Khadim un grand service, car, ce dernier, plongé dans un ascétisme incomparable, avait besoin d’un espace inviolable pour solidifier sa relation avec son Maître Muhammad (p.s.l).
Est-il alors besoin de rappeler que Dieu ne tisse des liens avec une de ses créatures que s’il a fini de la séparer de ses ascendants ; car, Lui seul décide et gère en même temps le contenu de la mission qu’il confère à qui Il veut. Dieu, le Tout Miséricordieux exerce donc toute sa Souveraineté sur ses créatures pré-choisies afin de leur octroyer des espaces intangibles où elles ont toute la latitude de magnifier l’Envoyé de marque, le Maître des hommes, la muse éternelle, Muhammad (psl).
Ces espaces inaliénables, comme la résidence surveillée à Ndiarème, ses exils en Mauritanie et au Gabon à Lambaréné, à Mayumba, etc, et ses différents isolements dans les bateaux sont les preuves manifestes que Khadimu Rassul (psl) a eu le grand privilège de chanter le Prophète (p.s.l) avec la bénédiction de son Seigneur qui a entériné le grade de serviteur que le Prophète (p.s.l) lui a conféré.

Autres points marquants de l’évolution mystique de la trajectoire sacrée de Khadimu Rassul (psl) :

• C’est d’abord la relation solide qu’entretenait Cheikh Ahmadou Bâ fils
de Mame Mor Anta Saly avec Muhamad fils d’Abdallah et petit-fils d’Abdoul Moutaleeb.

• C’est ensuite la relation hermétique que Khadimu Rassul (psl) avait et continue d’avoir (car elle est irréfragable et inviolable) avec Muhamadu Rassulallah (p.s.l).

• Deux étapes concordantes, dont le point d’ancrage fut la rigueur poétique de Khadimu Rassul (psl) avec laquelle il chantait d’un art consommé, l’Intercesseur (psl).
Très jeune, Khadimu Rassul (psl) avait acquis une maîtrise certaine de l’art littéraire spirituel, celui dans lequel, son âme et son corps exprimaient une adhérence sans faille et sans commune mesure.
Il vécut plus tard la dure épreuve de Porokhane avec la disparition de sa mère Mame Diarra Bousso, surnommée la voisine de Dieu. Et le Seigneur lui octroya son premier espace inviolable à la localité de Bamba chez son homonyme et grand marabout Ahmadou Sall Bamba.
La poésie de Khadimu Rassul (psl) est un sabre aiguisé, trempé dans les eaux de Kawthar, qui pousse les êtres à se rationaliser et à comprendre que l’unique voie à suivre est celle de Dieu et l’unique Être à chanter est le Prophète Muhammad (psl).
D’ailleurs de 1830 à1930, nous constatons que la génération de Khadimu Rassul (psl), en passant par l’Egypte (de Taneta à Dissuq , du Caire à Sharm El Sheikh) , le Soudan, le Yémen, le Maroc ou encore l’Arabie Saoudite ou la Turquie , vivaient dans des contextes différents, déjà dotés de bases solides islamiques, y prôner un discours allant dans ce sens, était très aisé bien que l’occident fût présent dans quelques une de ces contrées. Par contre, Khadimu Rassul (psl) devait gérer deux situations toutes défavorables à l’Islam : la royauté drainée par un style païen et l’envahisseur occidental, le colon.
Oui ! La plume de Khadimu Rassul (psl) a sorti les plus belles poésies, dédiées à la fine fleur, et cette situation a fait de lui, incontestablement, le recteur de l’université des panégyristes du Prophète (p.s.l). Où tous, sans exclusion, sont traités dans des conditions royales.
Leur séjour dans ce haut lieu, leur a procuré, éternellement grâce et grade, en provenance du périmètre sacré.
Un recteur endurant, totalement ancré dans sa mission divine sacro-sainte a pour viatique, Dieu, et pour demeure, le Noble Envoyé (psl), provision de l’âme, de l’esprit et des veines.
Jusqu’à ce jour, certaines langues malintentionnées continuent de calomnier le Prophète (p.s.l) en dénigrant les bases fondamentales de l’Islam, du sublime homme qui l’incarne et du Saint Coran.
Et la réponse ne se fait jamais attendre car de grands intellectuels musulmans, avec des discours châtiés, ont ouvert des perspectives et des échanges pour mieux comprendre l’objectif de la religion musulmane et comment le Prophète Muhammad (p.s.l) a conduit durant seulement 23 brillantes années, le monde à de réelles mutations, œuvres de références pour les institutions internationales, en temps de guerre comme en temps de paix, avec l’application de son modèle de politique socio économique, culturel et religieux.
Un être immunisé de toute critique, est capable de défendre son choix de vie dans la détermination quoi qui puisse lui arriver, les oppressions, les pressions comme les agressions.
Parler de Khadimu Rassul (psl) est très aisé pour un inconditionnel du Prophète Muhammad (psl); un homme d’une grande humilité, de tolérance, toujours porté à la non-violence, tant sa personne-lumière fut en phase, de manière permanente, avec son maître Muhammad (psl) et le Dieu de Miséricorde.
Dés lors on ne saurait disserter sur son œuvre colossale qu’avec une plume non-violente, pour rester en communion avec lui, pure sagesse.
Le colon, armé jusqu’aux dents, venait d’avoir un adversaire redoutable en sa personne -lumière sans arme, mais doté d’une foi inébranlable.
L’exil décrété par ce même colon cachait une condamnation à mort, car il était persuadé que le métabolisme d’un sahélien supporterait très mal le climat équatorial humide, mais celui de Khadimu Rassul (psl), était de loin un métabolisme ordinaire puisque dissout dans la Lumière sublime du Prophète (psl) et prêt à affronter toute sorte de maltraitance; son héroïsme est admirable!
Son voyage vers l’Ile de Mayumba si long soit-il, il ne l’a point senti, car accompagné par le Prophète (p.s.l), Lui-même le Saint Coran et ses illustres compagnons.
Alors, Il fut pressé d’arriver à bon port, pour s’installer dans les secrets codifiés et cachetés, qui le liaient avec les poésies dédiées au Prophète (psl), qui arrosaient sa chair dans les flots de l’altruisme Ahmédien (psl), ces odes sacrées comme étalées sur ces falaises où coulaient les eaux bénies du cercle Divin.
Ses poèmes, si raffinés, agréés par le Seigneur, ont trouvé place de choix, dans le laboratoire, où provenaient les remèdes contre toute maladie.
Le Prophète ( psl ) a fait de ton nom de Cheikh, un trésor gravé en lettres d’or dans les couloirs des paradis; cavité des cœurs.
Il a fait de ton nom d’Ahmadou, des pépites scintillantes de mille lumières dans les veines, un sang pur, lavé de toute souillure.
Il a inscrit dans le registre suprême Muhammadien, serti de feuilles d’or, ton nom de Khadimu Rassul (psl), grade d’un magistère sans tâche, ni reproche. Son œuvre colossale, dédiée au Prophète (p.s.l) a étonné les mondes temporel et spirituel. Il est devenu maître de son sommeil, et la plume n’a jamais quitté ses doigts en contact permanent avec l’esprit-poète, qui vivait dans le champ de son esprit engagé et plébiscité par les ondes interconnectées, sources infinies et invisibles.
Le charme de son élégance a fait de son corps, un concurrent de son âme, dans la voie qui mène à la Sublime lumière divine, et de son âme, un voisin attitré du Maître des âmes.
En faisant face à ses oppresseurs, il acquiert son élévation vers son Seigneur en compagnie de son Maître Muhammad (p.s.l).
Ses poèmes dans le classique arabe, montrent sans nul doute qu’il fut le verbe béni et engagé, l’inspiration pure tirée de la source intarissable « muhammédiène ».
Khadimu Rassul (psl) est ce généreux panégyriste qui a enrichi la poésie de beaux vers, de belles rhétoriques, de beaux acrostiches, de belles proses, qui lient élégance à bienveillance, sous l’oeil béni du Meilleur des hommes.
Son maître, immunisé, a reçu autant de critiques et de vilenies, qu’il n’en recevra ; cependant, il continue de recevoir de la part de ses inconditionnels, éloges et élégies, qui plongent nos âmes dans le pardon et la tolérance.
Cette tolérance est d’abord Médinoise, puis mecquoise, et enfin, « ndiarémoise » !
Sa demeure est aux côtés de celle du noble Envoyé (psl), dans cette merveilleuse avenue où coule le miel doux sans arrêts et où les meilleures dattes sont servies sans interruption, je fais allusion à ce haut paradis.
Dans son infinie mansuétude, il continue de prier pour ses détracteurs car ils étaient hier un groupe d’occidentaux avec une hargne anti-islamique et de familles princières païennes, et aujourd’hui, ils sortent de partout car, il est devenu universel de par sa poésie, du miel pur qui procure à la chair de nouvelles cellules en équilibrant le métabolisme, incrustant à l’âme, une régénérescence, et à l’homme, une totale soumission à Dieu, le Tout Miséricordieux.
Lors de ses derniers jours sur terre, avant de voyager vers son Seigneur, alors qu’il était à Ndiarème, il eut le grade de plus grand serviteur du Prophète (psl), les disciples alors, affluèrent de partout et essaimèrent dans tout le pays.
Il écrit alors un vers d’un sens élevé, qui provenait de la nouvelle station qu’il occupait, il y dit: « Ô Prophète (psl), tu as obtenu pour moi auprès du Seigneur, un don au delà de mes espérances, et aucun de tes voeux n’est rejeté par le Tout Puissant ».
Alors, qu’a obtenu le Prophète auprès de Dieu pour Cheikhoul Khadim, au delà du grade de « Khadimu Rassul » (psl)?
La réponse : l’anoblissement de son Seigneur, afin qu’il puisse faire partie du dispositif très sélect de l’intercession présidé par le Prophète, Lui-même, la quintessence de la sainteté, et d’avoir l’autorisation de traverser les lignes sacrées au delà du lotus des confins, avant d’accéder à la position axiale, de là, où a émané la Lumière « Muhammédiène  » qui a fondu dans celle « Ahmédiene », pour enfin, loger dans la Lumière Divine.
C’est à ce moment précis, que Chekhoul Khadim reçut l’ordonnance de proclamer au grand public et à l’histoire, l’hermeneutique des merveilles et miracles qu’il reçut de son Seigneur, des mains du Très Saint, du Paraclet, de la Clé de voûte de l’humanité, du Saint Coran, Tâ Hâ (psl), je veux nommer!

-Que Dieu, qui lui a octroyé cette popularité mystique continue de la sécuriser.

-Que DIEU qui a fait de lui un inconditionnel du Prophète (p.s.l) demeure le seul à gérer son amour pour lui et continue de l’annoncer à toutes les âmes.

-Que Dieu qui lui a procuré un espace inviolable, le sécurise à l’heure où le Prophète (p.s.l) réunira sa «commission» d’Intercession.

-Que les 124.000 portes ouvertes en son honneur grâce à Lui (psl), le père d’Ibrahim ne se referment plus jamais et qu’elles soient nos passages au moment de quitter rassasié l’université des panégyristes que nos âmes ne déserteront jamais.

-Que les 313 canaux ouverts pour son élévation, soient le socle de sa mosquée ; merveille universelle et le socle de son peuple, communauté brillante et respectueuse.

-Que les 25 prestiges demeurent les lumières de son champ sécurisé par son Bienaimé (p.s.l)

-Que ce sublime Bienaimé (p.s.l) reste à jamais le Maître qui a fait de lui, ce qu’il a fait du mouridisme et de la «mouridalité». AMINE

Sheikh Alassane Sene  » Taree Yallah « 
Humble serviteur du Prophète Muhammad ( psl )
Actuellement en détention à la prison du Cap Manuel.
Lundi 30 Novembre 2015
Dakaractu




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