12ème législature : En dix mois, aucun ministre n’est passé devant l’Assemblée nationale


12ème législature : En dix mois, aucun ministre n’est passé devant l’Assemblée nationale
L’Assemblée Nationale de rupture tant chantée peine à prendre forme dans notre pays.En presqu’une année de fonctionnement, jamais un ministre de la république n’a été convoqué pour s’expliquer devant les députés. Pourtant rien que le professeur Iba der Thiam a déposé une centaine de questions orales et écrites au gouvernement, des lettres restées mortes dans les tiroirs du Président de l’Assemblée nationale.
Les députés de la 12 éme législature prennent, pourtant, beaucoup d’initiatives. Des demandes d’institution de commission d’enquête parlementaire jusqu’aux propositions de loi dont les plus en vue sont : l’élection du Maire au suffrage universel direct, ou encore le fameux projet sur la peine de mort.
Des députés accusent le Président Moustapha Niasse de bloquer les initiatives « il ne veut pas gêner le président Macky Sall, il est trop préoccupé par son fauteuil et le renouvellement de son mandat » estime un député sous le couvert de l’anonymat.
Lors de la dernière législature, on a noté deux passages mémorables de ministres devant l’Assemblée nationale, il s’agit de Samuel Sarr sur la question de l’électricité et de Oumar Sarr sur les inondations.
Extrait des Articles 92, 93 et 99 du Règlement Intérieur
Les députés peuvent poser, aux membres du Gouvernement, qui sont tenus d’y répondre, des questions d’actualité et des questions orales. Celles-ci doivent être succinctement rédigées et se limiter aux éléments strictement indispensables à la compréhension de la question. La Conférence des Présidents les examine et procède à leur classement. Elle fixe la durée de la séance. Les questions orales sont alors inscrites au rôle des questions orales. Notification en est donnée à l’auteur de la question.
La Conférence des Présidents peut inscrire une question orale quel que soit le rang d’inscription de celle-ci au rôle. Elle peut décider de joindre les questions orales portant sur des sujets identiques ou connexes. Elle en informe les auteurs.
La Conférence des Présidents procède, chaque fois que de besoin, à la révision des rôles des questions. Lors de cette révision, elle peut transférer une question orale d’un rôle à un autre, renvoyer une question orale au rôle des questions écrites ou radier une question orale portant sur un sujet ayant donné lieu à un débat. L’auteur de la question en est informé.
Doudou COULIBALY

Jeudi 23 Mai 2013




1.Posté par justice pour tous le 23/05/2013 02:31
État de droit, gouvernance vertueuse, transparence, etc. à l’épreuve des faits.
« Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde. »

Un recteur qui ignorait royalement l'autonomie des structures et les lois du Sénégal, avec une gestion hors norme tant décriée par les syndicats et des citoyens de tous bords se retrouve nommé Ministre de l'Enseignement Supérieur de la Recherche, sans autre forme de procès. Les faits avérés qui lui sont reprochés sont d'une telle gravité qu'il ne doit certainement son "salut" (c'est temporaire, car un jour chacun rendra des comptes, ces anciens amis du PDS ne diront pas le contraire) que grâce la transhumance du PDS à l'APR à la 25ème heure. Les "amis" avant la patrie.

« Problème de management (mal gouvernance, corruption, népotisme, dépenses de prestige, non respect des lois et des règlements, etc.) avec la complicité active ou passive de la communauté universitaire (avantages indus, intimidations, etc.), des autorités étatiques qui, jusqu’à présent, feignent de ne rien savoir (n’ont-ils pas les moyens de savoir ce qui se passe ?) pour éviter la confrontation avec ceux (les amis politiques !) qui sont nommés à la tête de ses structures et qui agissent parfois comme des monarques en gérant la chose publique à leur guise.
En effet quand les dirigeants (nommés par les autorités) gèrent la chose publique en dehors des normes établies sans être inquiétés le moindre du monde (pour ne pas dire promus à des stations plus juteuses), les syndicats demanderont des chosent hors normes et c’est le début du CHAOS.

Il est temps de restaurer l’État de droit (et donc des devoirs) ; il est indispensable, avant toute promotion, d’étudier sérieusement la gestion présente et passée du pressenti. »


Sauvons nos universités publiques du naufrage.
(leral.net 9 oct. 2012 de Citoyen)



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